Les études épidémiologiques nous apprennent que les cancers (une grande proportion) sont liés à l'environnement. Les antiperspirants, antitranspirants et ou les désodorisants seraient susceptibles de favoriser l'apparition du cancer du sein.

L'épidémiologie est la branche de la médecine étudiant les différents facteurs susceptibles d'intervenir dans l'apparition et l'évolution d'une ou plusieurs maladies. Ces facteurs dépendent entre autres de l'individu, mais également du milieu dans lequel il vit.

Deux études relativement récentes ont permis aux spécialistes de mieux appréhender les risques éventuels de survenue de cancer du sein après utilisation de ce type de produit.

Une première étude, publiée en 2002 a porté sur 813 femmes âgées de 20 ans à 74 ans. Chez celles-ci les spécialiste ont diagnostiqué un cancer du sein entre le mois de novembre 1992 et le mois de mars 1995. D'autre part, au cours de cette étude, les auteurs ont cherché à savoir si l'utilisation d'un rasoir mécanique était suivie de l'application d'un déodorant tout de suite après. Aucune conclusion quant à la survenue supplémentaire de cancer du sein n'a été portée.

Une autre étude, plus récente celle-ci, publiée en 2003 suggère que l'étude précédente n'avait pas été complète puisque les auteurs de cette étude n'avaient pas tenu compte de la fréquence et de l'intensité avec lesquels les patients utilisés les antiperspirants. Les auteurs ont également étudié deux points supplémentaires : l'âge de survenue du cancer en fonction de l'intensité et de l'utilisation du rasoir et des anti transpirants, la fréquence de cette utilisation.

Si le nombre de cancers ne semble pas plus élevé en cas d'utilisation d' antitranspirants suivie du rasage des aisselles, par contre, les auteurs ont montrés qu'un recours fréquent et important aux substances antitranspirantes et désodorisantes entraînait la survenue, à un âge plus jeune, de cancer du sein, si ces pratiques ont lieu précocement.

Le mécanisme physiopathologique (déclenchant le cancer) serait le suivant. Il se constituerait un bouchon à l'extrémité du canal transportant et libérant habituellement la sueur à la surface de la peau, empêchant consécutivement l'excrétion (l'élimination) de la sueur. Ce bouchon serait constitué d'un mélange de cellules mortes et de substances ayant précipité (reconstitué) : les sels provenant du désodorisant. Ce mécanisme expliquerait la propension des cellules normales du corps à se transformer en cellules cancéreuses.

Suivant La cacosmie...une histoire d'odeur

Aucun commentaire pour "Se raser ou sentir bon, à vous de choisir..."

Commentez l'article "Se raser ou sentir bon, à vous de choisir..."