Le système immunitaire est un processus de défense complexe qui fait intervenir un large panel de cellules spécialisées dont le but est de nous protéger des agressions extérieures.
De multiples facteurs nutritionnels, comportementaux, voire sociaux peuvent bouleverser son équilibre et nous rendre plus sensibles aux infections.

Immunité : les 4 erreurs à ne pas commettre

On constate qu'une personne seule et isolée se défend moins efficacement contre un virus qu'une personne entourée et qu'elle produit une plus grande quantité de molécules liées à l'inflammation.
Ce lien entre immunité et relations sociales a de quoi surprendre et pourtant, il met en évidence le fait que notre système de défense est très sensible à de multiples facteurs extérieurs.
Si la solitude, source de stress, en est un, certaines de nos habitudes alimentaires ou notre façon de vivre peuvent avoir des conséquences néfastes sur notre immunité.

Voici les 4 erreurs à ne pas commettre pour maintenir une immunité performante !

 

ERREUR 1 : RÉDUIRE SON TEMPS DE SOMMEIL

 

La fatigue accumulée par la succession de nuits écourtées peut-elle avoir un impact sur notre capacité à lutter contre des infections ?
La réponse oui, de façon évidente : parmi des volontaires exposés au virus du rhume, ceux qui avaient dormi moins de 6 heures par nuit la semaine précédant la mise en contact avec le virus avaient 4 fois plus de risques de développer la maladie que les bons dormeurs.

Pour identifier la manière dont la privation de sommeil agit sur l'immunité, le Dr Katrin Ackermann, de l'université de Rotterdam aux Pays-Bas, a suivi l'évolution des taux de cellules immunitaires – les globules blancs – dans le sang de 15 jeunes hommes.

Pendant une semaine, les 15 participants âgés de 19 à 35 ans devaient suivre un modèle strict de sommeil, avec des nuits de 8 heures, considérées comme un temps de repos idéal.
Ensuite ils étaient maintenus éveillés pendant 29 heures consécutives.
Des contrôles sanguins effectués régulièrement au cours de l'expérience ont montré que la privation de sommeil affectait un groupe particulier de cellules immunitaires : les granulocytes.
Leur taux a amplement augmenté, comme il le fait en cas de stress physique.

Les troubles de l'immunité causés par des nuits écourtées ont une autre répercussion : ils réduisent l'efficacité de la vaccination.
Les personnes qui dorment moins de 6 heures par nuit ont 11,5% de chances en moins d'être protégées contre l'hépatite B que celles dormant plus de 7 heures par nuit.

Le manque de sommeil est reconnu comme un facteur favorisant le développement de certains troubles comme l'obésité, le diabète ou encore l'hypertension.

Ce lien pourrait donc s'expliquer par l'altération de la réponse immunitaire causée par la fatigue accumulée.

 

ERREUR 2 : MANQUER DE CERTAINS NUTRIMENTS

 

Si l'excès d'aliments est néfaste pour l'immunité, les carences en certains micronutriments le sont tout autant.
La vitamine E est un puissant antioxydant dont le déficit s'exprime par une sensibilité plus importante aux infections.
La vitamine D joue également un rôle essentiel dans les fonctions immunitaires : les macrophages, qui sont en première ligne de défense en cas d'infection, produisent en quantité importante des récepteurs de la vitamine D lorsqu'ils sont face à un agresseur. Lorsque la vitamine D se positionne sur les macrophages, la cellule immunitaire commence à produire des cathélicidines, qui détruisent le virus... à condition qu'elle soit suffisamment présente dans l'organisme.

D'autres cellules immunitaires comme les lymphocytes possèdent ce type de récepteurs, ce qui montre l'importance de la vitamine D dans ce processus.

Du côté des minéraux, le carence en zinc, qui est fréquente avec l'âge, entraîne une surproduction de molécules à l'origine d'inflammation, les cytokines IL-6.

 

ERREUR 3 : CONSOMMER TROP D'ALCOOL

 

Une étude parue en décembre 2014 montre que la consommation de 4 ou 5 verres de vodka chez des jeunes en bonne santé conduit à une réduction de l'activité du système immunitaire.

Les défenses immunitaires ont été chiffrées dans le sang de volontaires (8 femmes et 7 hommes âgés de 25 à 30 ans) avant la consommation d'alcool, puis 20 minutes, 2 heures et 5 heures après le pic d'alcoolémie maximal.

A 20 minutes, le système immunitaire est mobilisé.
Les taux de :

  • lymphocytes NK (cellules tueuses naturelles, très agressives contre les cellules infectées)

  • monocytes (les plus gros globules blancs qui circulent dans le sang)

  • cytokines (messagers d'alerte produits par les cellules immunitaires)

sont élevés, traduisant un état pré-inflammatoire.

Au bout de 2 heures et 5 heures, la quantité de monocytes et de lymphocytes NK passe en dessous du seuil observé chez les personnes n'ayant pas consommé d'alcool.
Une molécule inflammatoire, l'interleukine 10, est présente en quantité conséquente et agit en diminuant la réponse immunitaire.

 

ERREUR 4 : DÉCALER SON HEURE DE COUCHER

 

Les travailleurs de nuit, dont le rythme de veille-sommeil est décalé, sont plus sujets à développer des maladies chroniques que le reste de la population.
Le système immunitaire est soumis à un rythme circadien, c'est-à-dire fluctuant au cours de la journée, comme de nombreux processus biologiques.
Décaler son heure de sommeil en se couchant plus tard le samedi soir par exemple, peut ainsi avoir sur nos défenses immunitaires des conséquences négatives qu'une grasse matinée ne suffit pas à compenser.

 

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Crédit photo : 
sports running girl in winter sweater - Kichigin - Shutterstock.com 

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