C'est une avancée majeure qui a été faite dans le dépistage du cancer du sein et donc dans sa prise en charge : une simple analyse de sang permettrait de prédire la survenue de ce cancer jusqu'à 10 ans avant l'apparition des premiers symptômes.

Dépistage du cancer du sein : une prise de sang suffit !

En France, chaque année, plus de 53 000 femmes sont touchées par un cancer du sein. Près de 12 000 en meurent.
Selon les épidémiologistes, 1 femme sur 8 sera atteinte par un cancer du sein au cours de sa vie : la fréquence de ce type de cancer ne cesse en effet d'augmenter dans la population occidentale du fait de la conjonction de plusieurs facteurs, notamment l'alimentation, la sédentarité, et l'allongement de la durée de vie.
Si différents traitements existent pour prendre en charge les femmes victimes d'un cancer du sein, la précocité du dépistage influence directement les chances de survie des malades.

Comme cela arrive parfois en recherche médicale, c'est presque par hasard, en cherchant autre chose, que les scientifiques ont fait une découverte.
Un groupe de chercheurs de l'Université de Londres (Martin Widschwendter et ses collaborateurs) s'est particulièrement intéressé à un gène connu pour être responsable de 10% des cancers du sein, le gène BRCA1.
​Ils ont étudié le sang de femmes porteuses de ce gène et de femmes non porteuses, et ont découvert une signature ADN permettant dans tous les cas, que la  femme soit ou non porteuse du gène BRCA1, de repérer celles qui sont susceptibles de développer un cancer du sein, jusqu'à 10 ans avant qu'il ne survienne.

Savoir, plusieurs années avant les premiers signes, qu'une femme a un risque avéré de développer un cancer du sein permettrait une surveillance accrue, un changement de mode de vie, et une prise en charge très précoce si des cellules tumorales apparaissent.
Autant d'éléments qui pourraient éviter la survenue du cancer, et augmenter considérablement les chances de survie des malades.

Si l'efficacité de ce test sanguin est vérifiée, un grand pas en avant sera fait dans la surveillance de la santé des femmes.

Crédit photo : santé, la médecine, le concept de beauté - femme nue avec ruban de conscience de cancer du sein -  Syda Productions - 123rf.com

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2 commentaires pour "Dépistage du cancer du sein : une prise de sang suffit !"

Portrait de Luc PINGUET
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Un avancée majeure ??? Comme d'habitude, la médecine officielle est longue à la détente ! Et c'est bien souvent après de nombreuses années, voire de décennies que des découvertes importantes faites par des chercheurs français ne sont prises au sérieux que lorsqu'elles sont reprises par des étrangers (en général des américains !). Alors, dans ce cas du dépistage du cancer, il faut savoir que le Dr. Arthur Vernes a découvert qu'on pouvait déceler dans le sang un cancer avant qu'il ne soit installé. Il a en effet inventé la "cancéromérie" en 1934, et il a créé un dispositif, le "photomètre" capable de déceler dans le sang l'état précancéreux !!! Et que dire des autres brillants chercheurs, par exemple le Dr. André Gernez, qui a mis au point un protocole empêchant le développement des cancers, expérimenté à l'Inserm pendant 4 ans et donnant 92 % de résultats positifs, mais étouffé volontairement par une poignée de pontes de la médecine et le pouvoir politique !

Portrait de ana_oui
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Merci pour ces révélations qui hélas ne m'étonnent pas....... le milieu médical français n'a pas évolué , mon mari a un cancer et il a dû se battre pour que ses douleurs soient prises au sérieux, son cancer a été décelé au stade 3 et maintenant il se bat pour avoir des infos sur son traitement. Ses droits en tant que malade ne sont pas respectés et il est considéré comme un mauvais patient parce qu’il ose demander son dossier médical. Les résultats de sa biopsie ne nous ont pas été envoyés comme promis et internes et infirmières se sont fait méfiants et hostiles dès qu'on demandaient à avoir une copie de la biopsie. En 7 mois de parcours du combattant pour la 1ère fois à l'oncopôle, une équipe de docteur et d'infirmière d'aide à la prise en charge de la douleur nous ont parlé aimablement, nous a écouté et pour la 1ère fois mon mari et moi nous avons pleuré. Juste parcequ'ils étaient "gentils" avec nous. Un comble. Pour info, si vous êtes du côté de Toulouse, évitez l'hopital L.....y et préférez l'oncopole si vous voulez être traité comme un être humain.

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